Eglise pour le Monde

 

Coordonnées pour la Moselle 

Anne MAROIS, 03 87 60 07 88, mail

Vie et Mort, quel est notre regard ?

 C'est le titre de la conférence donnée le 15 avril 2018 au Grand Séminaire par Mr l'abbé Sébastien KLAM, directeur du service Santé-Handicap du diocèse de Metz, à la demande du service "Eglise pour le Monde"

 

Début et fin de vie... C'est tout un parcours traversé par notre propre histoire, une existence appelée à se déplacer... avec toutes nos fragilités. Alors, qu'est-ce que VIVRE ?... Qu'est-ce que MOURIR ? Deux questions qu'il nous faut nous poser. VIVRE, est-ce prendre en compte tous nos besoins, tous nos désirs ?  MOURIR, est-ce consentir à faire le deuil de sa toute puissance, consentir à cette limite ? 

 

Et entre VIE et MORT, qui suis-je ?

- un être responsable dont la dignité prend sa source dans la ressemblance avec Dieu.

- un être relationnel qui a besoin des autres, qui vit dans une société dont les actions entreprises auront des conséquences.

 

Le réexamen actuel des lois de bioéthique par le Comité Consultatif national d'éthique doit inciter les chrétiens à entrer dans le débat. Le conférencier insiste tout particulièrement sur la vigilance éthique à laquelle chacun doit faire face.

PROCREATION et FIN DE VIE : il est de notre devoir de nous informer, en prenant en compte toutes les fragilités, en les intégrant dans une dimension solidaire et responsable.

L'Eglise rappelle la dignité de la personne, et à l'image du Christ, il faut combattre la souffrance, en exerçant une charité soignante... un amour de Dieu qui prend soin des hommes.

 

Pour terminer, il a été donné une citation de Michela Marzano :

« La seule chose à laquelle il vaille la peine de rester fidèle est la recherche du sens de la vie qui ne cesse de nous échapper : la vulnérabilité de la condition humaine et la fragilité de l'amour... »

Face aux défis du monde, la foi qui sauve ...

Le Service Eglise pour le Monde propose une conférence à partir de cette phrase du Pape François : "Face aux défis du monde, la foi qui sauve (...) et c'est justement à partir de l'expérience de ce désert, que nous pouvons découvrir la joie de croire ".

Pour une église en sortie ...

Invité par le service « Eglise pour le monde », l’abbé Robert Scholtus a donné ce dimanche 9 octobre 2016 une conférence à Metz sur le thème : « Pour une Eglise en sortie ». Morceaux choisis par Marc TAILLEBOIS.

Reprenant une thématique bien présente dans les écrits du pape François, la conférence de l’abbé Robert Scholtus portait sur son invitation une citation de l’encyclique Gaudium Evangelii : « Au lieu d’être simplement une Eglise qui accueille, efforçons nous d’être une Eglise qui trouve de nouvelles routes, qui est capable de sortir d’elle-même… » Cela fut repris par l’intervenant en trois parties : Qu’est-ce qu’une Eglise en sortie ? Comment sortir ? Avons-nous les moyens de vivre ce mouvement ?

 

Dans un premier temps, l’abbé Scholtus a explicité à partir des textes conciliaires et du pape François comment l’Eglise faite d’abord pour apporter l’Evangile du salut au monde. Le texte Ad Gentes montre que l’Eglise est par nature missionnaire.

De là découle l’urgence de l’annonce de la Bonne Nouvelle, qui nécessite la patience de l’évangélisateur. « Au lieu d’être une Eglise qui accueille, inventons de nouvelles routes pour sortir » dit le pape. Ce que reformule autrement l’orateur : « Au lieu d’attendre des clients qui ne viendront pas, inventons des nouveaux chemins pour aller vers eux. Sortons de nos habitudes, de nos traditions disparues. Il nous faut innover, non pas pour nous adapter au monde moderne, mais par fidélité à l’éternelle jeunesse du Christ".

 

Comment sortir ? Pour l’abbé Scholtus, il faut sortir du jargon de la tribu où l’on répond à des questions que personne ne se pose pour entrer en conversation selon la belle expression de Paul VI dans Ecclesiam suam : « l’Eglise se fait dialogue, l’Eglise se fait conversation ». C’est bien l’exemple donné par le pape François dans l’élaboration de l’encyclique Laudato Si’ ou dans le processus synodal autour de la famille. Il faut sortir de nos postures de réactions pour entrer dans une démarche de proposition dans le débat public. L’Eglise doit aussi sortir de son quant-à-soi, de l’entre-soi pour s’ouvrir vers les périphéries existentielles. Le conférencier voit trois « zones franches » où rejoindre les contemporains : la zone franche de la solidarité où se rencontrent ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas. La zone franche de la culture qui permet des échanges entre personnes habités par des recherches de sens, de beauté. La zone franche de la spiritualité où l’héritage chrétien si riche à tant à apporter à tous les chercheurs de sens. Une part importante de la population française reste attachée à la transmission de l’héritage chrétien même si ces personnes ne pratiquent plus régulièrement. A nous de savoir dialoguer, converser et les accueillir.

 

Avons-nous les moyens de sortir ? En d’autres termes, nos communautés chrétiennes sont-elles assez croyante pour proposer la foi, assez intelligentes pour pouvoir dialoguer ? Dans une société où le catholicisme est flottant, du fait de la très grande diversité d’appartenance des catholiques et dans un univers marqué par la mobilité, il est difficile de tenir une Eglise présente partout sur les territoires. Comment passer d’une logique d’encadrement et de quadrillage territorial à une structure missionnaire, où les paroisses sont avant tout des lieux de passage. Cela exige donc des passeurs, des personnes prêtent à prendre la route pour rejoindre la brebis perdue. Ces passeurs, ces marcheurs, ce sont les laïcs, responsables de l’évangélisation aujourd’hui. « En allant vers les autres, nos communautés retrouveront leur raison d’être. »

L'Eglise et la famille

Dans le cadre de la deuxième session du synode romain sur la famille, le service Eglise pour le monde propose une conférence-débat sur le thème "L'Eglise et la famille, questions pour aujourd'hui" le 9 avril 2015 au Grand séminaire à Metz.

 

Le Père Jean Luc HIEBEL, prêtre du diocèse de Strasbourg, professeur émérite de l'université de Strasbourg et directeur du Foyer des étudiants catholiques, mènera la conférence. S'en suivra un temps d'échange.

Faire bouger l’Église, dans la joie de l’Évangile

"Nous ne pouvons plus rester impassibles dans une attente passive, à l'intérieur de nos églises, ... il est nécessaire de passer d'une pastorale de simple conservation à une pastorale vraiment missionnaire ..." (Pape François, in "La joie de l’Évangile")

 

Le Service Eglise pour le monde propose, dans cet esprit, une rencontre avec l'abbé Paul MAIRE, prêtre sociologue, le 11 octobre 2014 à Scy Chazelles.

Quelques repères historiques ...

Le Mouvement pour un Monde Meilleur naît à Rome en réponse à l’appel au renouveau lancé par Pie XII à l’Église lors du message radiodiffusé appelé "Proclamation pour un Monde Meilleur". La prédication du Père Riccardo Lombardi, S.I., conduit dans les années 1943-1956 à la diffusion des "Exercices pour un Monde Meilleur" et à l’ouverture, à Rocca di Papa (Rome) du Centre International Pie XII, donné par le Pape lui-même pour la formation des responsables de communautés. De 1956 à 1965, autour du Père Lombardi, se constitue le Groupe Promoteur qui, après le Concile, se consacrera à la diffusion de son enseignement, en renouvelant les méthodologies et la stratégie d’action. De 1965 à 1975, le Mouvement réalise des études sur le changement, le dialogue, la sécularisation, l’Église peuple de Dieu, le monde; il lance le projet "Nouvelle image de la Paroisse" et choisit de se décentrer, en sortant du Centre Pie XII. Dans les années 1975-1989, les études s’étendent aux concepts de participation et de justice; des projets pastoraux sont élaborés pour les jeunes, les familles, les ministères, les instituts religieux; le Projet diocésain de renouveau-évangélisation est lancé. Durant la décennie qui suit la mort du Père Lombardi, en 1979, le Groupe se réorganise en équipes locales, régionales et nationales; il se concentre sur le renouveau de l’Église locale ou diocèse; il réalise des études sur les signes des temps, sur la spiritualité de communion et sur la solidarité; il ajoute à son nom celui de "Service d’Animation Communautaire". Le 14 décembre 1988, le Conseil Pontifical pour les Laïcs décrète la reconnaissance du "Gruppo Promotore del Movimento per un Mondo Migliore" comme association internationale de fidèles de droit pontifical.